Racers’ café : Le Motors Coffee, joli repaire parisien

Nous avons rencontré Thomas et Lola, les créateurs du café-restaurant du premier arrondissement de Paris Motors Coffee.

Nous avons rencontré Thomas et Lola, les créateurs du café-restaurant du premier arrondissement de Paris Motors Coffee, pour revenir sur les douze mois qu’ils viennent de passer au sein de leur (très cool) établissement.

Au premier abord, le Motors Coffee est un nom au parfum de gazoline inscrit en néon sur une devanture anthracite soignée de la place Saint-Opportune, à Paris. Entre le tumulte des Halles et les foules de Rivoli nous y avons posé l’ancre un après-midi… pour garder cette adresse comme port d’attache ensuite.

Alors que l’on s’approche de l’entrée, des odeurs de café chaud et pâtisseries fraîchement sorties du four se prononcent : une invitation qui ne se refuse pas. Alors nous entrons et commandons, après avoir été accueillis chaleureusement par Thomas et Lola, les fondateurs du Motors Coffee. La bonne humeur, le côté détente et l’esthétique à la fois surf, moto et indus’ du lieu, c’est grâce à ces deux tourtereaux et leur goût affuté du détail. Ajoutez à leur énergie communicative la qualité apportée aux produits proposés, et vous obtenez la recette du succès du Motors Coffee, en seulement une année.

Pourriez-vous me raconter un peu l’origine de votre coffee shop ?

LOLA : J’ai fait des études de mode à ESMOD. Après mes études et un stage à New-York, une amie, directrice adjointe d’un concept store à Paris, m’a prise comme vendeuse, puis comme responsable merchandising. Thomas était directeur adjoint là-bas, on s’est rencontrés comme ça.

THOMAS : Quand je suis parti de ce boulot, j’ai voulu monter quelque chose : ça faisait longtemps que je voulais ouvrir un coffee shop alors j’ai décidé de foncer. Lola cherchait du boulot dans la mode à ce moment-là, donc elle s’est greffée à moi pour m’aider.

LOLA : Je l’ai aidé parce que je ne trouvais pas de boîte intéressante où travailler à ce moment-là et finalement je me suis prise au projet, j’ai dessiné ses cartes, on a cherché le local… En tombant sur celui-là on a adoré. Thomas voulait tenir le café tout seul mais c’était impossible sur cette surface avec une carte salée et sucrée… Alors Thomas m’a dit : “bon, on le fait ensemble ?”… et j’ai dit oui !

Les douceurs du Motors Coffee, faites par Lola tous les matins. ©Motors Coffee

Pourquoi le Motors, dans Motors Coffee ?

Lola : Pour la moto, c’est Thomas qui pratique et est passionné. Moi, j’ai toujours aimé l’univers de la moto, du skate, du surf… mais au niveau de la mode. C’est très inspirant comme univers, il y a plein de choses à faire mais je ne suis pas une rideuse… Je suis la fille qui fait les gâteaux pour les motards !!

Thomas : Oui, c’est ce que je kiffe : j’ai toujours aimé la moto et le skate, je pratique les deux. Je voulais faire un shop qui reflète ma personnalité, qui se différencie un peu de tous les coffee shop de Paris… Je savais exactement ce que je voulais, même pour la déco.

La déco du lieu joue beaucoup… chaque détail est pensé ?

Thomas : Le coffee shop ça faisait trois, quatre ans que j’y pensais. Alors on en a parlé avec Lola, puis quand un a trouvé le lieu il y a eu les entrepreneurs, l’architecte qui sont venus et je leur ai dit tout ce que j’avais en tête et… voilà ! Avant, ce local une agence de voyage avec du lambris, de la moquette bleue par terre, un faux plafond comme dans les bureaux… ça n’avait pas été rénové depuis 40 ans. On a tout fait refaire de A à Z, de la plomberie à l’électricité, les murs… pour avoir notre lieu.

Lola : Avec mon école de mode, j’ai appris à créer des ambiances, des moodboards… sur les réseaux sociaux aussi, alors j’ai été pas mal impliquée là dedans aussi.

Vous avez 28 ans tous les deux, est-ce que c’est le bon âge ou au contraire super difficile de tenir un café comme le Motors à moins de trente ans ?

Lola : On a un âge où on se lance dans la vie, où il faut travailler. On ne pense qu’au travail, même chez nous : quand on a des soirées on est obligés de décliner car j’ai les pâtisseries à préparer tous les matins et donc un réveil qui sonne à 6h00. Parfois c’est dur mais finalement t’es fier. La restauration c’est un vrai métier. C’est intense. La carte grandit mais peut pas devenir géante, il faut choisir… mais c’est génial et ça vaut le coup.

Thomas : C’est dur – on n’y connaissait que dalle et on a tout appris sur le tas : quand on regarde les photos que l’on faisait à l’ouverture, de nos plats, des boissons… on se dit catastrophe ! (rires)

En un an, on voit comme on a évolué. Le samedi, on arrive maintenant à faire 200 couverts dans la journée. Il y a un an on aurait été incapables de les faire. On a appris à envoyer. On voit qu’on est vraiment doués pour bosser ensemble, c’est sûr maintenant, et puis on ne s’est pas plantés, ça marche : 60% des restaus ferment au bout d’un an et on les a passés.

Thomas et Lola devant le Motors Coffee ©Maud Darbois

Qu’est-ce que le Motors vous a apporté ? Je pense que la clientèle est largement ravie de ce nouvel endroit, mais comment vous deux, vous trouvez votre bonheur ici ?

Lola : On a fait plein de rencontres… on a une famille Motors Coffee maintenant ! Ça m’a apporté pas mal de confiance en moi aussi, on a réussi à le faire : ça fait un an, on s’est pas plantés, on a bossé et ça a payé donc ça apporte de la confiance, des amis et… ouais, on est fiers ! On est des bébés encore mais on a accompli pas mal de trucs, en évoluant beaucoup : on a progressé et forcément ça rend fier et puis on arrive à bosser ensemble, à être bien, on a une bonne ambiance et c’est beaucoup déjà.

Thomas : En un an, on a réussi à trouver notre identité. Le pari est réussi. Ce qui est marrant, c’est qu’à la base on voulait vraiment faire un truc très moto, avec des réunions… et même si on a pas mal de motards qui viennent, on a beaucoup de clientèle féminine, le samedi aprem on a des instagrammeuses alors que je voulais être en rupture avec les coffee shops girly… mais finalement, c’est drôle de voir le mélange des genres tous les jours !

Dernière question, pour toi Lola… dis-nous le secret de tes gâteaux !

Lola : Je ne peux pas révéler mes secrets! (rires) Qu’est-ce que je pourrais donner comme secret ?… Ne pas trop cuire les cookies déjà – je reste toujours devant le four. Pour les brownies pareil, peu de cuisson et peu de farine. Et beaucoup de sucre !!

Propos recueillis par Maud Darbois

Pour en savoir plus sur le Motors Coffee, leur site ICI

Comments

Be the first to comment on this article

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Go to TOP